Le 29 juin 2026, Les Pépites Tech a publié une interview de Lokaliz dans sa série consacrée aux startups françaises. L’occasion de revenir ici sur ce qui s’y est dit, sur ce site qui référence la French Tech, et surtout sur ce que cet exercice m’a amené à formuler clairement : pourquoi une marketplace sans abonnement a du sens pour les artisans et les commerçants.

Les Pépites Tech, l’annuaire de la French Tech

Les Pépites Tech se présente comme l’annuaire des startups de la French Tech, et c’est un travail utile. Chaque jour, le site met en avant des produits et des services tech français, les range dans des collections thématiques et laisse sa communauté voter pour ses favoris. Un blog prolonge l’annuaire et suit l’actualité de l’écosystème, des levées de fonds hebdomadaires aux interviews de fondateurs.

Ce que j’apprécie dans la démarche, c’est qu’elle éclaire des projets qui n’ont pas encore les moyens des grands noms de la tech. Se faire connaître quand on démarre est difficile, et une vitrine qui valorise l’innovation française tout en restant ouverte à tous les projets rend un vrai service aux entrepreneurs. Le public qu’on y touche, fait d’entrepreneurs, d’investisseurs et de passionnés de tech, correspond en plus exactement à ce que cherche un projet comme Lokaliz aujourd’hui : des partenaires et des relais.

Ce que dit l’interview de Lokaliz

L’entretien prend la forme d’un questionnaire en dix points : le projet, le modèle économique, les technologies, les concurrents, les perspectives. Il revient d’abord sur la proposition de valeur de la plateforme. Lokaliz est une marketplace française ouverte aux artisans, commerçants, créateurs et entreprises, sans abonnement, sans frais d’inscription et sans frais de mise en ligne. La plateforme ne se rémunère que lorsqu’une vente est réalisée. Si le vendeur ne vend pas, il ne paie rien.

Ce choix n’est pas cosmétique. Il répond à un blocage que je constate depuis longtemps sur le terrain : beaucoup de professionnels veulent vendre en ligne mais reculent devant les coûts fixes et la complexité technique. En supprimant le ticket d’entrée, on permet à un artisan qui débute comme à une entreprise déjà équipée de tester un canal supplémentaire sans rien avancer.

L’interview insiste aussi sur la liberté laissée aux vendeurs. Ils peuvent proposer des produits personnalisés, garder leur propre transporteur quand ils ont déjà des contrats, ou développer leur activité locale avec le Click & Collect. Interrogé sur la concurrence, j’ai cité Etsy, la référence la plus connue auprès des créateurs indépendants. La différence que je revendique tient moins au catalogue qu’à la souplesse : Lokaliz n’a pas vocation à remplacer le site d’un vendeur ni sa présence ailleurs, mais à lui offrir une visibilité de plus, à ses conditions.

L’entretien se termine sur les perspectives. À moyen terme, je veux permettre aux vendeurs qui ont déjà un site e-commerce de connecter leur catalogue à Lokaliz pour synchroniser stocks et commandes en temps réel, et faire aboutir une application mobile. L’objectif à un an est plus terre à terre : davantage de vendeurs actifs, une meilleure visibilité et un vrai réseau de partenaires autour du projet.

Ce que cet exercice m’a rappelé

Répondre à ces questions oblige à prendre du recul, et un point est ressorti plus fort que les autres. Quand j’ai lancé Lokaliz, je pensais que le plus dur serait le développement technique. Avec le recul, je mesure que faire connaître une plateforme est un chantier au moins aussi exigeant que la construire. La visibilité, la communication et l’animation d’une communauté ne s’improvisent pas, et elles réclament autant d’énergie que le code.

C’est aussi la logique de mon seul vrai conseil aux entrepreneurs : ne pas attendre la perfection pour se lancer. Une vision claire aide, mais c’est en testant et en écoutant les retours du terrain qu’un projet trouve sa forme. Lokaliz s’est construite ainsi, sur fonds propres, par itérations successives, et elle continue d’évoluer selon ce que les vendeurs en font.

Pour un artisan qui hésite encore à vendre en ligne, c’est peut-être là le message le plus utile. Le bon moment pour tester un canal de vente n’est pas celui où tout est parfaitement calé. C’est maintenant, surtout quand l’essai ne coûte rien.

Lire l’interview

L’interview complète est disponible sur Les Pépites Tech : Interview des Pépites – Lokaliz. Si vous êtes artisan, commerçant ou créateur et que vous voulez voir concrètement à quoi ressemble la plateforme, le plus simple reste d’ouvrir une boutique et de tester : découvrir Lokaliz.